Obésité Outre-mer : un rapport préconise sport sur ordonnance et aliments sains moins chers


« En dépit – ou peut-être à cause – d’un niveau de vie encore inférieur à celui de l’hexagone, l’obésité est beaucoup plus présente dans les outre-mer« 

Non, pas d’accord.
Par le passé, les gens n’étaient pas gros du tout dans les outre-mer et ils n’étaient certainement pas plus riches que les autres français de l’époque. Le SMIG puis le SMIC étant bien inférieurs à celui des salariés de l’hexagone.

Alors, qu’est-ce qui a changé ?
Certainement les habitudes alimentaires. Plus de plats préparés, riches et caloriques. Les femmes, car c’est surtout elles, travaillant prennent moins le temps à cuisiner pour la famille. Le midi, on déjeune rapidement avant de reprendre le travail avec des sandwiches bons certes, mais redoutables. Bokit, Agoulou et compagnie. Sans compter le sandwich du matin.
La voiture étant indispensable dans tous les outre-mer, puisque les transports en commun ne sont pas au niveau, peu de déplacements à pied. Et même si on rencontre beaucoup de personnes qui font leur jogging tôt matin ou à la tombée de la nuit, c’est certainement très insuffisant. Et cette affaire de « body positive » n’arrange pas les affaires…

Un retour à une alimentation locale
Il faudrait de vraies campagnes sur les bienfaits d’une alimentation avec des produits locaux et ancestraux. Aider à développer le bio et avoir une vraie politique de prix pour que chacun puisse y avoir accès. Multiplier les jardins collectif, apprendre à les gérer.
Les fast-foods locaux devraient se montrer inventifs et contrecarrer les produits américains. Savez-vous que la fameuse marque aux arches ne vendaient pas de salades et que les contenants étaient augmentés en Guadeloupe ? Le Volume petit correspondant au moyen dans l’hexagone, le moyen au grand et le grand au XL qui n’y est pas en vente ?

Et la santé dans tout ça ?
Quelle est la part de la génétique ? Certaine ethnies ayant tendance à développer plus de pathologies que d’autres. Que disent les recherches ?
Une chose est sûre, c’est à chacun de prendre ses responsabilités et de se prendre en charge et les parents encore plus envers leurs enfants.



RP pour Le Collectifdom


https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/obesite-outre-mer-rapport-preconise-sport-ordonnance-aliments-sains-moins-chers-783427.html

Les Outre-mer sont « particulièrement concernés » par le surpoids et l’obésité, déplore un rapport parlementaire, qui préconise de développer les équipements sportifs, du sport sur ordonnance et la garantie aux plus démunis de l’accès à des aliments plus sains.


 Polynésie la 1ère (MLSF) avec AFP • Publié le 20 décembre 2019 à 11h35, mis à jour le 20 décembre 2019 à 21h22Dans ce rapport, dont l’AFP a eu copie vendredi 20 décembre, les députés Maud Petit (Val-de-Marne, MoDem) et Jean-Philippe Nilor (Martinique, GDR) notent qu’en Outre-mer « les populations pratiquent moins d’activités physiques » qu’en Métropole et « les déplacements en voiture individuelle sont devenus la règle« . Ils mettent aussi en cause « la modification des habitudes alimentaires traditionnelles, remplacées par la restauration rapide et l’abus de sucre, de sel et de produits gras« , qui ont abouti à une « montée de la surcharge pondérale dans ces territoires« .

« En dépit – ou peut-être à cause – d’un niveau de vie encore inférieur à celui de l’hexagone, l’obésité est beaucoup plus présente dans les outre-mer« , constate le rapport d’après plusieurs enquêtes menées sur les territoires. Selon une étude de 2016 en Martinique et Guadeloupe, 27,8% des plus de 16 ans sont en situation d’obésité, contre 14,5% au niveau national. A Mayotte, selon Santé publique France, le surpoids concerne 72% des femmes mahoraises et 34% des hommes. En Polynésie, 70% de la population adulte est en surpoids, dont 40% obèses (2010).  Conséquence: dans l’hexagone, l’espérance de vie s’élève à 79 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes, mais elle baisse à 77 et 85 ans en Guadeloupe, à 76 et 82 ans en Guyane et à 74 et 80 ans dans les collectivités du Pacifique.

43 propositions

Le coût de certaines pratiques sportives, le sous-équipement en infrastructures, et les réticences à montrer un corps obèse « sont autant de freins qui ne favorisent pas la pratique de l’activité physique » outre-mer, regrettent les auteurs. Il préconisent d’y développer les équipements sportifs, d’inciter les médecins à prescrire le sport sur ordonnance, et de créer pour les populations les plus démunies, une « licence sportive sociale » moins chère.

Les deux députés, qui font au total 43 propositions, recommandent aussi que les produits locaux faibles en lipides et glucides soient intégrés dans le « Bouclier qualité prix » (panier de produits à prix réduit propre aux Outre-mer) pour « garantir aux plus démunis l’accès à des aliments de qualité« , et que les autorités locales qui dans certains territoires, comme en Polynésie, subventionnent des « produits de première nécessité« , cessent de « favoriser les produits nocifs pour la santé« . Ils demandent aussi une commission d’enquête sur l’application de la loi Lurel (2016) qui a interdit en outre-mer la distribution de produits agro-alimentaires plus sucrés qu’en métropole.

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